"Une manière de vivre en harmonie avec la nature, ayant pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et de l'environnement."

Le Naturisme

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Mi-septembre à la Pommerie
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par admin - 10:50, septembre 4th - vues 419 fois
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Une autre saison à la Pommerie qui se termine dans deux semaines. Tristesse ? Non. Il y a encore tant de choses à vivre avant la fin du mois. Comment ?

Avec l’œil…
D’abord, lever les yeux et poursuivre le tintamarre des bernaches entre les nuages floconneux et les têtes orgueilleuses des pins. Sept outardes ont vécu avec nous cet été : une famille exemplaire. C’est le jour du grand départ. Le vol des bernaches m’émeut toujours. À chaque printemps, je leur souhaite un beau séjour. À chaque fin d’été, je leur crie : « Beau voyage ». Déjà, elles ne sont qu’une petite pointe de flèche dans le ciel. Et la nuque brisée par l’adieu, j’observe les feuilles d’érable qui commencent à rosir, timides devant le sourire coquin de l’automne.

Les narines…
Ensuite, fermer les yeux et respirer. Rien ne sent meilleur que des bouquets d’asters, de verges d’or et de fougères plantés dans une mousse humide, certains caressés par les doigts d’une pruche, d’autres bercés par les bras d’un tilleul. Certains diront : Ah! Notre vigne. Notre GM. Notre vin de glace ! Quel bouquet ! Oui. Plaisir éphémère, pensais-je. Alors que les effluves de mes bouquets sont sans fin lorsque la rosée et la pluie signent leur carte de visite. Et quelles nuances! Même les roches dégagent des odeurs sous le lichen. Salut à la Terre à la manière amérindienne.

L’oreille…
Ensuite, fermer les yeux, cesser de respirer et écouter. Entendre la tondeuse dans la prairie : dernière coupe avant la première gelée. Tiens, la tronçonneuse : une pruche vient d’y goûter. Au loin, des joueurs crient : « Volley-ball ». À cet appel, mon voisin enfourche sa bicyclette. Ah ! L’éclat de rire de ma voisine : notes de sommet à la chorale. Et mon petit-fils a changé de voix : grand enfant devenu petit homme, le temps d’une saison. Plouf ! Les huit grenouilles de mon étroit étang jouent à la marelle sur les feuilles des nymphéas. Ah! Oh! Ah! Quelques corneilles se consertent. Les grillons ! C’est déjà l’heure de penser au souper.

La bouche…
Ensuite, fermer les yeux, cesser de respirer, ne plus écouter et parler. Soubresaut d’invitations. Ultime 5 à 7. Dernières blagues qui en font rire plus d’un. Conseils entre voisins pour entreposer les auvents. Mixture spéciale pour nettoyer l’extérieur des roulottes : ces taches qui tiennent. Suggestions pour entasser le bois de foyer. Attention au vent et au poids de la neige! Pas que cela, les chevreuils grugent aussi l’écorce des brindilles d’allumage. Et patatras! Le tas de rameaux de l’homme qui partage ma vie sera une fois de plus à terre. Et, comme à chaque 1er mai, il replacera les mêmes brindilles, au même endroit et avec la même patience. N’oubliez pas les boules à mites pour les mulots! On ne sait jamais. As-tu pensé à réserver pour l’hivernation ? Viendras-tu à la journée de la feuille le 14 novembre ? Oh… que oui!

9 commentaires

Il est bien beau ce texte. Sincèrement.
Mais vos canards sur l’étang, on rendu ce dernier inbaignable à l’été 2009 en plus d’avoir couvert de merde la pelouze qui relie le « vilage » au reste du camping !
Beaucoup de naturistes se balladent encore pieds nus dans l’herbe !

Un couple de canards engendre de 4 à 6 petits par ans, les quels sont adultes à l’automne. Ça nous fait 8 canards. C’est beaucoup trop pour un petit étang comme celui de La Pommerie. Les taux de coliformes en suspension dans l’eau et en accumulation dans les sédiments du petit lac atteignent des sommets qui, rapidement, interdident la baignade pour les humains.
De plus vos gentils canards ont, pendant l’été, poussée leur exploration des lieux jusqu’à sérieusement souiller les gazons des espaces-camping-visiteurs ! J’ai rencontré un visiteur, en tente l’été dernier, qui a faillit rebrousser chemin en demandant remboursement concernant cette histoire de pelouzes souillées.
C’est pas très poétique mon histoire mais au printemps prochain, il faudra attendre ce couple de canard, et dès leur arrivée il faudra les supprimer. Le calibre 12 fait un très bon travail si vous ne prévoyez pas les bouffer.
Bon été 2010 ! Et que la propreté soit avec nous.

par TaG - 15:22, 16 septembre

Je regrette que les bernaches ont pu être de quelques désagréments pour certains. Nous avons tenté le plus possible de nettoyer le gazon et la situation n’a vraiment pas été aussi catastrophique qu’annoncé plus haut.
Par contre, je suis en total désaccord avec les propos sur la salubrité du lac. Un lac de cette dimension peut supporter aisment l’acceuil de beaucoup plus de bernaches. Les poissons ont été très heureux et on a même vu réapparaître les Kois japonais qui vivaient cachés depuis plusieurs mois. De plus les tests d’eau fait régulièrement sur le lac ont démontré qu’en aucun temps le niveau de pollution n’a atteint le tiers de ce qui est la norme au Québec. Pour cette année nous avons choisi de laisser vivre le couple de bernache et leur cinq petits car l’option de les abattre avait été rejetée par plusieurs membres. Pour l’an prochain nous avons pris des mesures spéciales et nous avons acheté de l’équipement qui va décourager la venue de bernaches sans avoir nécessairement à recourir à un 12. Vivons en harmonie avec la nature.

par gilles - 16:42, 17 septembre

Je suis en accord avec Tag: les bernaches nous ont pollué tant le lac que tos les endroits où elles se rendaient. On a trouvé des excréments de ces piafs tout autour du lac, près du restaurant et même dans le parc à roulotte! Fallait quand même faire gaffe où on marchait!

Quant à la qualité des eaux de baignade, j’apprécierais bien que ces résultats soient publiés et surtout, voir le protocole d’échantillonnage. Enfin, c’est bien dommage!

Je vous invite à consulter le site du MDDEP ainsi que celui de la santé publique. Vous y trouverez des informations très intéressantes concernant la dermatite du baigneur, maladie qui est directement reliée aux excréments d’oiseaux sur les plages.

En ce qui concerne l’utilisation du 12, je d’accord pour en éviter l’utilisation…

par Anne - 13:25, 19 septembre

Tout a fait d’accord avec la non utilisation du 12,cependant il faut reconnaître qu’il y avait des déjections partout sur la plage et plus la famille grandissait et plus l’étendue de leur dégat prenait de l’ampleur.Vers la fin de l’été leur déplacement allait presque à la piscine.Je comprend que nous passons l’été dans la nature mais le terrain a une fonction récréo touristique et je suis bien content de constater que la direction a un plan pour y remédier.Il ne faut pas oublier que ce n’est pas avec un terrain souillé que nous attirerons d’autre naturistes.

par michel - 16:47, 29 septembre

pour ce qui concerne les bernaches, j’ai passé une partie de l’été à la Pommerie et je peux vous assurer que le lac etait baignable, et ayant la peau extremement sensible, je n’ai eu aucun désagrément. De plus la plage ainsi que les alentours étaient nettoyés tres souvent.

par Carole - 18:59, 1 octobre

D’intégrer dans la routine de travail des employés, de vérifier et nettoyer la plage tout les matins serait à mon avis une formule gagnante. De même, d’afficher les tests d’eau rassurerait membres et visiteurs.
A entendre les discours des gens, il y a du travail à faire au niveau de la confiance des membres et des visiteurs à ce sujet.

par chantal - 10:26, 19 octobre

Ce sont pour moi des moments magiques que de voir traverser au loin un renard à la queue superbe, une maman chevreuil suivie par son jeune faon alors que je profite d’un bon livre ou que je prends un apéro au chant des oiseaux! Ou encore je soupe et une maman raton laveur et ses jeunots passent tout près de notre table à la recherche de nourriture. Tiens une maman merle qui nourrit son jeune qui a quitté le nid mais qui n’a pas encore appris à trouver sa nourriture! Ces moments sont pour moi sans prix!

Mais vivre en harmonie avec la nature c’est aussi apprendre à s’adapter. Les ratons s’en prennent à la mangeoire d’oiseaux? Suffit de la déplacer. La marmotte mange mon persil, ou le chevreuil mange mes pousses de haricots : un simple petit filet règle le problème.

Le petit tamya (suisse) était si charmant quand je lui donnais des « peanuts »! Mais quand j’ai voulu me remettre à la lecture, il revenait sans cesse et je l’ai trouvé envahissant. Cet été je ne l’ai pas nourri, et il ne s’est plus imposé!

Bon, j’ai appris! Ce n’était pas une bonne idée que d’apprivoiser le tamya, comme d’apprivoiser tout autre animal sauvage d’ailleurs!

Le couple d’outardes avec leurs petits était si charmant! Mais les attirer sur la plage et les apprivoiser n’était peut-être pas une bonne idée. Je suis allé à la Pommerie régulièrement cet été : les outardes ont pu être envahissants mais je suis d’accord avec Carole : j’ai pu profiter du lac et de la plage sans problème de propreté.

par Denis - 19:49, 1 novembre

Je disais donc que ce n’est pas parce que vous ne regardez pas les nouvelles à la télé qu’il n’y a pas de guerre dans le monde!

Beaucoup de piafs sur un lac est égal à beaucoup de merde dans le lac qui est égal à grands risques pour la santé. C’est documenté SCIENTIFIQUEMENT!

Vous avez été tout simplement chanceux de ne rien attraper. Je vous rappelle que les virus et bactéries ne sont pas visiles à l’oeil nu.

par Anne - 02:30, 17 février

Visited La Pommerie for the 3 FCN/FQN Festivals and loved the place. Loved playing volleyball too!! Thanks/Merci to you all. Dave in Toronto

par frebeach - 07:24, 22 février

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